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InSERRE Arras : une formation inédite pour accompagner l’ouverture d’un établissement pénitentiaire expérimental
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L’établissement pénitentiaire InSERRE, implanté à Saint-Laurent-de-Blangy au sein de la communauté urbaine d’Arras, est une structure expérimentale qui accueillera les premières personnes détenues en novembre 2026. Conçu pour 180 places, il recevra des personnes condamnées à des peines inférieures ou égales à 5 ans, dont le reliquat de peine est compris entre 1 et 3 ans.

Un projet fondé sur l’autonomie et l’insertion par l’emploi
Au-delà des missions confiées à tout établissement pour peine telles que les soins médicaux, le maintien des liens familiaux, l’accès à la culture et au sport, l’intervention du service pénitentiaire d’insertion et de probation, InSERRE se distingue par une philosophie novatrice articulée autour de deux axes majeurs : un régime de détention privilégiant l’autonomie et la responsabilisation des personnes incarcérées, et un parcours d’insertion professionnelle systématique, incluant travail et formation pour l’ensemble des personnes détenues. Cette orientation se traduit notamment par la mise à disposition d’espaces dédiés d’une superficie de 3 000 m², aménagés en ateliers de travail pénitentiaire et en salles de formation, afin de garantir un accès effectif à l’activité professionnelle pour chaque personne détenue.
Une formation d’adaptation pluridisciplinaire pour les personnels pénitentiaires
Dans ce contexte exigeant, l’Atigip, en lien étroit avec la DISP de Lille, a conçu pour les agents appelés à exercer leurs fonctions au sein d’InSERRE, un dispositif de formation d’adaptation d’une durée de 5 semaines, complété par 1 semaine d’immersion. Ce parcours, qui se déroule du 1er septembre au 2 octobre 2026, a été élaboré en cohérence avec les principes directeurs de l’établissement : pluridisciplinarité, démarche participative, interactivité, et alternance entre séances plénières et travaux en groupes restreints.

Des contenus alignés sur la doctrine InSERRE
Le programme aborde les thématiques structurantes de la fonction pénitentiaire : rôle du surveillant comme acteur de la prise en charge, doctrine des modules de respect, prévention des risques corruptifs et exigences déontologiques, organisation du travail en détention tout en dotant les personnels, en particulier ceux de surveillance, d’outils opérationnels pour exercer un accompagnement renforcé. Des modules spécialisés sont ainsi proposés, portant sur l’approche motivationnelle, la communication non violente et les techniques d’entretien individuel, afin de soutenir le modèle d’accompagnement spécifique à InSERRE.
Le trinôme de référence : un accompagnement partagé et équilibré
Le suivi des personnes détenues est assuré par un trinôme de référence composé d’un surveillant pénitentiaire, d’un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) et d’un conseiller en insertion professionnelle (RIPRO), chaque membre disposant d’une place équivalente dans la prise de décision et l’élaboration du parcours individuel. Cette organisation décloisonnée vise à garantir une cohérence dans l’accompagnement tout en favorisant l’implication active de la personne détenue dans la construction de son projet de sortie.
Une ouverture aux partenaires extérieurs : la logique dedans–dehors
La formation intègre également une dimension partenariale forte, avec une journée dédiée à la présentation des acteurs essentiels intervenant au sein d’InSERRE : entreprises, organismes de formation, structures d’insertion, collectivités territoriales. Cette approche incarne la logique de continuité dedans–dehors, centrale dans la prévention de la récidive et la sécurisation des parcours de réinsertion.
Un levier déterminant pour la réussite du projet
Ce dispositif de préparation, inédit par son ampleur et sa conception, constitue un levier majeur pour la réussite de l’expérimentation InSERRE. Il permet à l’ensemble des agents d’assimiler la philosophie et les principes conducteurs de ce nouvel établissement, tout en renforçant la cohésion d’équipe autour d’objectifs partagés de responsabilisation, d’insertion professionnelle et de prévention de la récidive.
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