Partager l'actualité

5 détenus de Melun en apprentissage à l’atelier imprimerie

  • Formation en détention

Paru le

5 détenus de Melun en apprentissage à l’atelier imprimerie
Mise en place d'une formation en apprentissage pour 5 personnes détenues à l'atelier de Melun (2021)

L’imprimerie du centre pénitentiaire de Melun a accueilli le 14 septembre 5 détenus en apprentissage, dans le cadre de la première expérimentation d’apprentissage en milieu pénitentiaire.

Ces 5 apprentis prépareront en deux ans un bac pro « Réalisation de produits imprimés et plurimédia », option production imprimée. Un secteur porteur, dans lequel ils devraient pouvoir s’insérer sans difficulté à leur sortie de détention.

Un cursus d’apprentissage presque comme à l’extérieur

L’apprentissage en détention est ouvert selon les mêmes modalités qu’à l’extérieur (âge limite : 29 ans…). Les apprentis signent un acte d’engagement d’apprentissage ; sur tout le reste, les modalités sont alignées sur le régime de droit commun.

Une semaine sur deux, les apprentis suivront des cours d’enseignement général (français, maths, anglais…) assurés par des professeurs détachés de l’Éducation nationale, et d’enseignement théorique de spécialité dispensés par le CFA de Rouen. La partie pratique se déroulera dans les ateliers du Sep-Riep.

Comme en entreprise à l’extérieur, ils seront placés sous la houlette d’un tuteur, ici le chef d’atelier. Et dans deux ans, ils passeront leurs examens dans les mêmes conditions que n’importe quel autre candidat. Ceux qui sortiraient de prison avant la fin des deux années d’apprentissage pourront continuer leur formation à l’extérieur.

Cette expérimentation est pilotée par l’Atigip, la Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) de Paris et le CFA de Rouen. L’objectif est de faire de l’apprentissage une modalité d’insertion professionnelle facile d’accès dans tous les établissements pénitentiaires.

La formation professionnelle en détention

La formation professionnelle est indispensable pour préparer la réinsertion des personnes détenues, dont plus de la moitié se situent au mieux à un niveau de fin d’études primaires et ne disposent pas de réelles qualifications professionnelles. Le temps de la peine est ainsi aussi un temps pour acquérir des compétences, un diplôme et préparer son avenir professionnel.

Les formations proposées en détention sont adaptées aux locaux disponibles au sein de l’établissement et au marché du travail à l’extérieur. L’objectif est de proposer des formations qualifiantes afin de favoriser le retour à l’emploi des personnes détenues en sortie de prison, et donc de prévenir la récidive.

Haut de page

À lire aussi

  • Alban Dabouis est nommé adjoint au directeur de l’Atigip

    L’Atigip annonce la nomination d’Alban Dabouis en qualité d’adjoint au directeur, effective depuis le 3 septembre 2026. Il succède à ce poste à Anne Coudert. Fort de 25 années d’engagement au sein du ministère de la Justice, Alban Dabouis y a développé une expertise managériale et opérationnelle dense. Titulaire d’une maîtrise de droit public ainsi […]

    • Atigip

    Publié le 
    Alban Dabouis, directeur adjoint de l'Atigip (crédits : Atigip)
  • L’Atigip publie son rapport d’activité annuel 2025

    Bruno Clément-Petremann, directeur de l’Atigip Décliné autour de 5 analyses thématiques : (1) le travail d’intérêt général ; (2) l’insertion professionnelle ; (3) le projet InSERRE ; (4) l’innovation sociale ; (5) le service de l’emploi pénitentiaire, le rapport d’activité 2025 met en lumière les moments forts de l’année et les perspectives 2026 l’Atigip. Ce document retrace l’ensemble des actions […]

    • Atigip

    Publié le 
    Couverture du rapport d’activité 2025 de l’Atigip
  • InSERRE Arras : une formation inédite pour accompagner l’ouverture d’un établissement pénitentiaire expérimental

    L’établissement pénitentiaire InSERRE, implanté à Saint-Laurent-de-Blangy au sein de la communauté urbaine d’Arras, est une structure expérimentale qui accueillera les premières personnes détenues en novembre 2026. Conçu pour 180 places, il recevra des personnes condamnées à des peines inférieures ou égales à 5 ans, dont le reliquat de peine est compris entre 1 et 3 ans. […]

    • Atigip

    Publié le